Environnement

L'Ile du Guesclin et ses environs bénéficient d'une situation géographique unique, «entre terre et mer», avec une faune et un flore riche et diversifiée. Niché entre la baie du Mont Saint Michel et celui de Saint-Malo, les eaux entourant l'île sont caractérisées par une biodiversité liée au phénomène de marée, qui est parmi les plus élevés en Europe. En plus des congres charismatiques, les homards, les moules, les huîtres et les pétoncles, plusieurs dizaines d'espèces peuvent être identifiées lors d'une simple plongée . La plage, de près d'un kilomètre de long est bordée sur toute la longueur par un cordon dunaire. Après avoir souffert d'une exploitation de sable dans les années 1960, l'anse du Guesclin est aujourd'hui un site naturel protégé. Les plantations sur les dunes ont assuré toute une réimplantation d'une faune spécifique à ce site (mer de houx, la criste marine, minuartie ...) et d'autres variétés (alouette, pipit farlouse, whetear ...)

 

Histoire

 

L’histoire de l’île est marquée par le passage en 580 de saint Colomban, missionnaire irlandais, fondateur de Saint Coulomb et précurseur de l’Idée Européenne. En 1160, l’île prend le nom de son propriétaire, « Guarplic » ou « Gué Asquin ». Selon la légende, il était l’enfant abandonné d’un roi Sarrasin en fuite, ensuite recueilli par Charlemagne. Guarplic devient l’ancêtre de Bertrand Duguesclin. Il y construit un grand château fort (flanqué de trois tours, abritant un donjon et une citerne profonde de 33m) occupé en 1207 par Jean sans Terre, roi d’Angleterre. Il n’en reste aujourd’hui que quelques vestiges. En 1757, y est construit, dans l’esprit des fort Vauban, un fort militaire comprenant caserne, poudrière et canons. En 1891, l’île est vendue aux enchères à des particuliers qui donnent à cette maison son charme actuel. 

   Après la courte occupation allemande en 1942, le lieu devient la villégiature pleine de charme qui nous séduit aujourd’hui, comme elle a séduit Léo Ferré en 1959. L’histoire raconte que lorsque Léo Ferré visita l’île pour la première fois, il tomba en sanglot d’émotion et décida immédiatement de l’acquérir. Ne disposant pas d’assez de ressources financières mais ressentant le potentiel indéniable de l’île sur son inspiration artistique, il demanda un avoir à sa maison de disque sur son prochain album. La suite de l’histoire lui donnera raison puisque Léo y a, par la suite, crée ses plus grands succès.

   Depuis 1996, ses nouveaux propriétaires, Harald et Violaine Porcher, ont veillé à un développement durable et respectueux de la nature, par des équipements tels qu’éolienne, panneaux solaires et citernes d’eau douce pour assurer la vie et le confort sur l’île. Parallèlement à leur engagement écologique, ils ont également pris soin de faire perdurer l’histoire musicale du lieu, en replaçant un piano à queue Steinway de 1912, à l’endroit même où Léo Ferré, sur un piano à queue Pleyel vendu aux enchères après sa mort, créait ses légendaires compositions. 

   Depuis le décès de son père, Serge Porcher féru d’art et de musique et désormais propriétaire de l’île, continue de faire vivre le fort grâce, entre autres, au soutien de ses nombreux amis artistes. Veillant à l’ouverture et au partage de ce lieu emblématique de la région, il crée en 2012 l’association des Amis de l’île du Guesclin. Ayant pour objet de faire découvrir l’île du Guesclin aux passionnés de patrimoine, de nature et de culture, l’association vise à promouvoir le lieu en tant que résidence artistique, tout en veillant à sa protection et à sa pérennité. 

Informations supplémentaires